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SITUATION ENERGETIQUE : AMERIQUE CENTRALE
le Belize, Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Panama

Le Guatemala et le Belize sont les seuls pays producteurs de pétrole en Amérique Centrale, avec une moyenne respective de 20.000 barils par jour (baril/d) et de 2.500 barils/d, pour les 10 premiers mois de 2006. Pendant cette même période, les pays de la région ont consommé 310.000 barils /d de pétrole. Depuis 1980, le nombre croissant des centrales diesel conjugué avec une croissance économique robuste, a doublé la consommation pétrolière. Dans la première partie de 2006, le Panama était le plus grand consommateur de pétrole dans la région (74.000 barils/d), alors que le Belize y était le moins consommateur (9.000 barils/d).En raison du manque de production de pétrole dans la région, l'Amérique Centrale dépend des importations pour la grande majorité de ses besoins en pétrole. Pour aider à satisfaire ces besoins, l'Amérique Centrale reçoit le pétrole avec des conditions préférentielles du Mexique et du Venezuela. En effet, sous le pacte de San Jose, le Mexique et le Venezuela fournissent à l'Amérique Centrale ainsi qu’à quatre îles des Caraïbes, 160.000 barils/d de pétrole et de produits pétroliers au-dessous du prix du marché. En outre, le Venezuela fournit le pétrole à la région sous l'accord d'énergie de Caracas. Dans le cadre de l’initiative PetroCaribe, le Venezuela fournit aussi le pétrole au Belize et à 12 membres des Caraïbes.
Actuellement, l'Amérique Centrale n’est ni producteur ni consommateur du gaz naturel, bien que la compagnie américaine Mallon Resources tienne une concession d'exploration on shore de gaz naturel au nord-est du Costa Rica. En juillet 2006, le Venezuela et la Colombie ont commencé le travail sur une canalisation de gaz naturel qui reliera les deux pays. Un projet est en cours d’étude et concerne l’extension dans les années à venir de cette canalisation de Carthagène, en Colombie jusqu’à Colon en Namibie.En décembre 1999, le Guatemala et le Mexique ont signé un protocole de construction d'une canalisation de gaz naturel reliant Jaltiplan de Morelos, au sud du mexique,au Puerto Quetzal au Guatemala. La canalisation pourra par la suite être prolongée aux frontières honduriennes et salvadoriennes, et probablement au Nicaragua et au Costa Rica, en tant qu'élément d'un réseau centre américain plus large. En 2005, le Mexique et les pays de l'Amérique Centrale ont signé la déclaration de Cancún pour mettre en application des projets régionaux d'énergie. Un de ces projets consite en la construction d’une canalisation de gaz naturel des diverses usines de regazéification au Mexique à la région.

En décembre 2001, les sept pays de la région ont signé le Plan Puebla-Panama, dans la volonté d'intégrer leurs marchés de l'électricité et réseaux de transmission. Ce qui augmenterait la sécurité d'approvisionnement, réduira le coût de l'électricité et attirera l'investissement étranger. Le Plan Puebla-Panama prévoit la création d'un marché global d'électricité (Mercado Electrico régional), de la construction de SIEPAC (Sistema de Interconexion Electrica de los Paises America Central), d'une ligne de transmission reliant le Panama, Costa Rica, Honduras, Nicaragua et Salvador ; en plus de la construction des connecteurs reliant le Mexique, le Belize et le Guatemala au SIEPAC. La première phase du plan est la mise en place du SIEPAC. Pour cela, les pays membres ont créé une compagnie indépendante nommée : Empresa Propietaria de la Red (EPR). En juin 2006, le Guatemala a commencé la construction d’une partie du SIEPAC qui avancera jusqu’au Mexique. En septembre 2006, Instalaciones Inabensa a commencé le travail sur le SIEPAC au Panama et contrôlera également la construction au Nicaragua et au Costa Rica, alors que Techint Mexico construira la ligne au Guatemala, au Salvador et au Honduras. La banque Inter-Américaine de développement (IADB) finance la majorité du projet (170 millions de dollars), alors que l'Espagne contribue avec 70 millions de dollars. Le projet sera opérationnel d’ici fin 2008.

 

 
 
OBSERVATOIRE DE L'ENERGIE