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ÉNERGIE:LE PRIX DU PETROLE EST TROP ELEVE POUR TOUT LE MONDE
Le prix du pétrole "est trop élevé pour tout le monde", a estimé lundi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Nobuo Tanaka, lors d’une conférence de presse à Rome en marge du Forum international de l’énergie. "Les prix du pétrole sont trop élevés pour tout le monde et particulièrement pour les pays en développement qui font également face à l’augmentation d’autres coûts", allusion à la flambée alimentaire, et "compte tenu des risques qui planent sur l’économie mondiale à l’heure actuelle", a dit M. Tanaka. Il a par ailleurs jugé que pour le moment, "la production est suffisante", car l’AIE table sur un affaiblissement de la demande dans la foulée du ralentissement économique mondial, même si la demande reste forte dans les économies émergentes, en Inde, en Chine et au Moyen-Orient.

"Si les pays producteurs maintiennent leur offre à son niveau actuel, cela permettra aux stocks de se reconstituer" à court et moyen termes, a souligné M. Tanaka. Il a par ailleurs appelé les gouvernements à investir pour développer le captage et le stockage du carbone, une technologie "particulièrement importante pour les pays qui produisent beaucoup d’énergie à partir du charbon, comme la Chine". "Nous avons besoin de 20 usines de démonstration dans le monde", a-t-il précisé, sans dire si les pays producteurs présents à la réunion de Rome étaient d’accord pour concrètement investir dans ces technologies. La veille, le ministre qatari du pétrole Abdallah al-Attiyah avait laissé entendre que les pays consommateurs devaient fournir la plupart des fonds nécessaires à ces investissements.

Le directeur général de l’AIE a par ailleurs indiqué que celle-ci se tenait prête à puiser dans ses réserves stratégiques pétrolières "en cas de perturbation de l’offre", mais "pas en cas de prix élevés". Contrairement à la théorie du "peak oil", défendue par certains experts qui prédisent l’épuisement total des ressources pétrolières de la planète d’ici une vingtaine d’année, M. Tanaka a jugé que le problème ne se trouve pas "sous-terre" dans les réserves existantes, mais "au-dessus", à cause d’un manque d’investissement, de réglementations parfois protectionnistes et limitant la concurrence.

Enfin, il a parlé d’"inquiétudes" face à l’éventualité d’un cartel du gaz sur le modèle de l’Opep, idée poussée notamment par la Russie. Si "la cartélisation du gaz est plus difficile à réaliser que celle du pétrole", une telle organisation entraînerait un tarissement de la compétition et par extension de l’offre, a estimé M. Tanaka.

Par AFP

 

 
 
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