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HYPOTHESES DEMOGRAPHIQUES ET ECONOMIQUES
Toutes les perspectives de demande, primaire et finale, dépendent d’hypothèses sur l’évolution régionalisée de la population et de l’activité économique.

Toutes les perspectives de demande, primaire et finale, dépendent d’hypothèses sur l’évolution régionalisée de la population et de l’activité économique.
Les premières sont celles qui soulèvent le moins de difficultés.
La projection moyenne retenue dans la construction de tous les scénarios énergétiques exprime :



— la stagnation démographique des pays industrialisés (OCDE et
ECO/CEI), accompagnée d’un vieillissement, qui a une incidence sur les taux d’équipements des ménages, donc sur leur consommation d’énergie ;
— la forte croissance de la population des pays en développement appelée à un doublement entre 1990 et 2050,date à laquelle elle représentera 85 % de la population mondiale ; en outre, la forte croissance de son taux d’urbanisation influe sur les structures des consommations énergétiques (substitutions des sources commerciales
au bois de feu ; demandes de carburants et d’électricité).
Même dans les pays en développement, cependant, la croissance démographique se ralentit car l’élévation des niveaux de vie modifie les comportements (transition démographique). À l’horizon 2050, le taux de croissance moyen pourrait ne pas atteindre 1 %.
Les hypothèses économiques sont beaucoup plus difficiles à formuler. Techniquement en premier lieu, il n’est pas aisé d’exprimer la croissance de l’activité économique sur une longue période par des PIB libellés en une seule unité monétaire (le dollar des États-Unis) à valeur constante au cours du temps (base 1990). On connaît mal, en second lieu, les conditions de décollage et de croissance soutenue de l’activité économique dans des contextes institutionnels aussi variés que ceux de la Chine, du Brésil ou de l’Afrique subsaharienne.
Les projections de croissance des PIB sur lesquelles s’appuient les perspectives énergétiques ne reflètent donc que des tendances très globales qui doivent être interprétées avec prudence :
— faible croissance (1990 à 2020), liée à leur reconversion, des anciens pays socialistes d’Europe (ECO/CEI) qui pourraient devenir les plus dynamiques par la suite (2020 à 2050) ;
— vive croissance, comprise entre 4 et 5 %, des pays en développement (principalement asiatiques) au cours des prochaines décennies suivie d’un ralentissement ;
— croissance faible, toujours inférieure à 2 %, des pays capitalistes avancés dont le vieillissement démographique et les niveaux de vie élevés freinent le dynamisme économique.

 

 
 
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