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CONCLUSIONS
À l’horizon 2020, et surtout 2050, les perspectives énergétiques mondiales restent très ouvertes. Quelques tendances lourdes, mais aussi quelques ruptures possibles, s’en dégagent néanmoins.

À l’horizon 2020, et surtout 2050, les perspectives énergétiques mondiales restent très ouvertes. Quelques tendances lourdes, mais aussi quelques ruptures possibles, s’en dégagent néanmoins.
Les prochaines décennies devraient s’inscrire dans le prolongement des évolutions passées à plusieurs égards :
— la demande mondiale d’énergie primaire continuera à croître mais à un taux vraisemblablement inférieur à 2 %, une décroissance n’étant pas exclue dans les pays les plus industrialisés sous l’effet de la dématérialisation de l’activité économique et de l’efficacité accrue des procédés de conversion des énergies ;
— la part de cette demande utilisée sous la forme d’électricité devrait croître à un taux supérieur, de l’ordre d’un point en moyenne, mais plus dans les pays en développement (Asie, notamment) ;
— dans l’offre des ressources énergétiques, les combustibles fossiles seront encore prédominants au milieu du siècle prochain (50 à 60 % de la consommation mondiale), le gaz naturel gagnant des parts de marché au détriment du pétrole, l’avenir du charbon étant rendu incertain par sa forte contribution aux émissions de gaz à effet de serre ;
— les systèmes nationaux d’approvisionnement en énergie devraient continuer leur évolution vers un plus grand pluralisme technologique (parts du nucléaire et des sources renouvelables très variables d’un pays à l’autre) et vers le primat de la propreté, la qualité et la flexibilité dans leurs critères de choix technologiques (essor des turbines à gaz en cycles combinés).
Ces tendances lourdes n’excluent pas des modifications de trajectoires liées à d’éventuelles ruptures de divers ordres :
— tant que persisteront des liens très étroits entre le développement des transports (besoins en carburants) et le pétrole brut du
Moyen-Orient, l’approvisionnement énergétique mondiale demeurera vulnérable, donc soumis aux risques d’éventuels nouveaux chocs pétroliers ;
— le transport routier, urbain et interurbain, deviendra de plus en plus le talon d’Achille des systèmes d’approvisionnement énergétique (pollution et encombrement), d’où l’intensité des pressions en vue de changements institutionnels (ferroutage) et technologiques (voiture électrique ou hybride, carburants propres) dans cette direction ;
— un accident nucléaire comparable à celui de Tchernobyl (1986) signifierait vraisemblablement l’interruption longue du développement de cette source d’énergie dont on attend de 10 à 15 % de l’approvisionnement énergétique mondial en 2050 ; le report de cette contribution sur le charbon pourrait être socialement refusé par crainte de l’effet de serre ;
— face à ces risques de diverses natures, le recours massif aux énergies renouvelables (40 % d’une demande maintenue à 14 Gtep en 2050) exigerait des bouleversements difficilement compatibles avec les évolutions technologiques, économiques et sociales observées, notamment dans les pays en développement et dans les anciennes économies socialistes en transition ;
— la prévention des risques par l’élévation généralisée et continue de l’efficacité énergétique est une orientation parfaitement rationnelle mais elle exige des conditions (prix des énergies ; programmes de recherche développement ; normes techniques) qui ne sont pas réunies aujourd’hui dans de nombreux pays ;
— de façon plus générale, enfin, toutes les perspectives énergétiques décrites supposent des investissements soutenus, jamais inférieurs à 1,5 % du PIB mondial : l’impossibilité d’atteindre cet objectif pourrait avoir de graves conséquences surtout dans les régions du monde où les besoins énergétiques sont les moins bien satisfaits.

 

 
 
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